Japon / Suisse / Inde / Espagne

Mina a la double nationalité, suisse et japonaise. Cette jeune artiste, musicienne, chanteuse a été au cœur de deux formations un tantinet inclassables, Sayaconcept et Ficelle d'Encre. Elle participe à un nouveau projet, qui porte son nom, MINA, en lettres capitales. La belle Helvético-Nippone ouvre un mix ethno-planant, sinueux périple entre chants traditionnels d'Okinawa, musiques védiques de l'Inde et technologies numériques. A Okinawa, elle a fait une thèse sur les chants traditionnels du sud-ouest de l'archipel nippon. De formation classique, elle est violoniste et joue du sanshin, un luth à trois cordes, à long manche, originaire des îles Ryûkyû. Sur la caisse de résonance en bois sont tendues deux peaux de python.
Avec le projet MINA, elle s'immerge dans une dimension terriblement séduisante, entre mélancolie atmosphérique et ambient exotique, crépitements de laptop et poésie séculaire. Une musique qui réclame du temps, une certaine imprégnation (on ne plonge pas dans un bain brûlant et parfumé, on y pénètre lentement, avec douceur et attention), mais un swing envoûtant. Simultanément contemplatif et expérimental, MINA, c'est le vrai grand mix, avec sa voix de femme-enfant du bout du monde.

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La Planète Bleue volume 8Avec Druillet, Bilal et Moebius, Caza fait partie du carré des géants qui ont illuminé la bande dessinée fantastique et l'illustration de science-fiction. Il débute dans la BD en 1970 avec un impressionnant premier album de SF psychédélique et pop art : Kriss Kool. Pour le magazine Pilote, il se met en scène lui-même face à son voisin, le Français moyen, dans ses délirantes Scènes de la vie de banlieue, une série où le fantastique télescope vigoureusement le quotidien. Ça fleure bon la révolution et la science-fiction. Il rejoint très vite le prestigieux et avant-gardiste Métal Hurlant, où ses univers futuristes sont régulièrement peuplés de pulpeuses créatures aux silhouettes mi-engageantes mi-effrayantes. Il dessine d'innombrables couvertures de livres de SF et de fantasy, notamment pour les éditions Opta et J'ai Lu.
Très tôt, Caza comprend que l'avenir de la planète ne se conjuguera pas sans écologie, ce thème devenant prépondérant dans son œuvre. Ses histoires courtes, d'une profondeur rare, aux scénarios ciselés comme des paraboles et aux dessins évocateurs, vont marquer toute une génération qui découvre ces notions alors nouvelles : l'écologie, le temps long.
Son style très personnel fait merveille. Caza imagine des villes-barrages sous des pluies acides, des humains pullulants dans des architectures aux perspectives lourdes, hantés par le souvenir des arbres. Quelques pages lui suffisent à déployer ses univers et à tisser de véritables contes. Certains de ses recueils, comme L'Âge d'ombre, sont inscrits au Panthéon de la SF en BD. Caza participe également à la réalisation de plusieurs films, notamment le somptueux Les Enfants de la pluie (Philippe Leclerc, 2003).