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Avec Kraftwerk et Tangerine Dream, Can a été l'un des groupes les plus passionnants de la vague planante et répétitive allemande des années 70. L'une des forces de Can a été de réunir des éléments pour le moins disparates : deux anciens élèves de Stockhausen, Irmin Schmidt aux claviers et Holger Czukay à la basse et au son, Jaki Liebezeit, considéré par certains comme le plus grand batteur de tous les temps, passionné de rythmiques primitives et répétitives, et un jeune guitariste rock, Michael Karoli. Can a satellisé une musique mutante, convulsive, simultanément intellectuelle et physique, tellement novatrice que, 40 ans plus tard, certains de leurs titres sonnent encore étonnamment contemporains. L'influence de Can sur l'évolution du rock a d'ailleurs été considérable, dépassant largement ses ventes de disques.
Le premier chanteur de Can, le Noir américain Malcolm Mooney, déserteur du Vietnam, était un garçon à la présence vocale débordante et à la santé mentale fragile. Il lui arrivait de ne chanter que les trois mêmes mots pendant les deux heures d'un concert : Doo Right, Yoo Doo Right. Il quitte le groupe après le premier album, le fabuleux Monster Movie, enregistré live sur un Revox 2 pistes, pour aller rejoindre l'hôpital psychiatrique le plus proche. Il est remplacé par un chanteur de rue japonais électroluminescent, Damo Suzuki, croisé dans une rue de Munich. Le soir même, Damo Suzuki monte sur scène avec Can. Sa voix souple, qui alterne chuchotements et cris sauvageons, en fascine certains et en fait fuir d'autres...
Témoin des centaines d'éditions de la chronique La Nostalgie du Futur, cet incroyable morceau, One More Night, a initié le glitch et l'ère des bruitages électroniques en 1972… 25 ans avant tout le monde ! Entre rock expérimental et funk tribal, l'œuvre de Can est à la culture rock ce que 2001 : L'Odyssée de l'espace est au cinéma de science-fiction : une limite, une perfection intemporelle, une référence restée intouchable.

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La Planète Bleue volume 8Avec Druillet, Bilal et Moebius, Caza fait partie du carré des géants qui ont illuminé la bande dessinée fantastique et l'illustration de science-fiction. Il débute dans la BD en 1970 avec un impressionnant premier album de SF psychédélique et pop art : Kriss Kool. Pour le magazine Pilote, il se met en scène lui-même face à son voisin, le Français moyen, dans ses délirantes Scènes de la vie de banlieue, une série où le fantastique télescope vigoureusement le quotidien. Ça fleure bon la révolution et la science-fiction. Il rejoint très vite le prestigieux et avant-gardiste Métal Hurlant, où ses univers futuristes sont régulièrement peuplés de pulpeuses créatures aux silhouettes mi-engageantes mi-effrayantes. Il dessine d'innombrables couvertures de livres de SF et de fantasy, notamment pour les éditions Opta et J'ai Lu.
Très tôt, Caza comprend que l'avenir de la planète ne se conjuguera pas sans écologie, ce thème devenant prépondérant dans son œuvre. Ses histoires courtes, d'une profondeur rare, aux scénarios ciselés comme des paraboles et aux dessins évocateurs, vont marquer toute une génération qui découvre ces notions alors nouvelles : l'écologie, le temps long.
Son style très personnel fait merveille. Caza imagine des villes-barrages sous des pluies acides, des humains pullulants dans des architectures aux perspectives lourdes, hantés par le souvenir des arbres. Quelques pages lui suffisent à déployer ses univers et à tisser de véritables contes. Certains de ses recueils, comme L'Âge d'ombre, sont inscrits au Panthéon de la SF en BD. Caza participe également à la réalisation de plusieurs films, notamment le somptueux Les Enfants de la pluie (Philippe Leclerc, 2003).