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Sur La Planète Bleue, on n'a pas attendu que les musiques touarègues soient à la mode. Ça fait plus de 20 ans qu'on révèle, un à un, les dizaines d'artistes du Sahara. Et si l'on reste stupéfié par la puissance de ces musiques, leur beauté douloureuse, leur force d'évocation, l'explication est peut-être à trouver dans les légendes qui filent le long des dunes.
On raconte qu'il y a une quarantaine d'années de jeunes Touaregs décidèrent de passer toute une nuit à chanter dans le désert. Au petit matin, ils confièrent leurs plaintes au vent, afin que les Hommes les entendent. Mais quand le vent revint, après avoir fait le tour de la Terre, il portait une grande déception sur son visage. Les jeunes lui demandèrent pourquoi il avait l'air si triste. Le vent répondit que les Hommes de la Terre n'avaient pas écouté la musique qu'il portait. Les Hommes de la Terre étaient trop occupés à résoudre leurs propres problèmes. Alors les jeunes Touaregs se réunir pour trouver une solution afin que leur musique soit enfin écoutée. Pour se faire entendre, les Ishumar (les Touaregs du 21e siècle) n'ont que deux choix : les armes ou la musique. Mais si la musique n'est pas écoutée, quel choix leur reste-t-il ? Alors la voix grondante du désert leur dit : "Les Hommes ne vous écouteront pas vous, mais ils écouteront les guitares. Si vous confiez les veines de vos cœurs à vos guitares, elles chanteront à votre place. Ainsi les Hommes vous écouteront." Les Ishumar acceptèrent. Chacun d'entre eux prit une veine de son propre cœur pour en faire une corde de guitare. Et c'est ainsi que la musique touarègue finit par être écoutée...
Ce titre hypnotique est extrait de l'un des plus beaux disques touaregs, le tout premier album d'Omar Moctar, aka Bombino, fabuleux mais parfaitement introuvable, enregistré en 2004 à Agamgam, dans le désert du Ténéré, alors qu'il avait à peine 25 ans. Bombino incarnait alors la seconde génération touarègue qui cherchait sa voix sur la piste ouverte par les Tinariwen. Sur certaines chansons, on entend le crépitement du feu de bois et les dromadaires qui blatèrent.

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La Planète Bleue volume 9Les amateurs et les collectionneurs le savent bien, pour les précédents volumes de la collection La Planète Bleue, j'ai eu le privilège de collaborer avec quelques-uns des plus grands noms de la BD internationale, tout particulièrement dans le secteur de la science-fiction : Leo, Cosey, Marvano, Moebius, Bilal, Malfin et Caza.
Le concept de La Planète Bleue étant d'inviter l'auditeur à découvrir des artistes souvent méconnus, pour ce volume 9 j'ai fait le choix de solliciter non plus un dessinateur déjà rayonnant aux coins du globe, mais un jeune créateur prometteur, quoique Grenoblois, Mathieu Bablet, auteur déjà de plusieurs albums, notamment l'impressionnant Shangri-La. Il compte parmi ces artistes complets qui font tout, tout seul : scénario, dessins et couleurs. La fulgurance de certaines de ses visions m'a subjugué, comme une porte ouverte à la circulation des âmes.