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Il y a des gens, vous en connaissez sûrement, dont la vie s'écoule régulièrement, sans accident, sans à-coup, presque sans surprise. Sûrement sans trop de stress, sur un rythme régulier, bien réglé, bien huilé. D'autres en revanche connaissent une vie avec quelques rebonds, parfois des bifurcations soudaines, que ce soit dans leur vie personnelle ou dans leur activité professionnelle. Parfois les deux, d'ailleurs. Ces gens-là ont une vie évidemment plus agitée, plus rebondissante. Moins confortable mais plus palpitante. Ils se heurtent parfois à des espèces de bumpers qui les réexpédient soudain vers des directions nouvelles, parfaitement inattendues.
Ça a été le cas de l'artiste Sequentia Legenda. Un beau jour, il tombe sur un disque de Klaus Schulze, Mirage. Cette écoute est pour lui une révélation, un choc, un bumper, justement. Sa vie prend une nouvelle direction. Il devient compositeur, spécialisé dans un secteur pointu que les connaisseurs appellent la Berlin School, les musiques électroniques planantes (voir plage 11). Il adopte alors une démarche tout à fait originale. Car la plupart des musiques planantes sont constituées de trois éléments : des nappes de synthé, des boucles de sequencer et des soli… parfois pénibles, il faut bien l'avouer. Sequentia Legenda a l'intelligence, la sensibilité d'élaborer ses musiques, strictement instrumentales, sur les deux premiers éléments seulement : les nappes et les boucles. Dans ses compositions spatiales, lumineuses et minimalistes, favorables au rêve, au spirituel, aucun solo dégoulinant, aucun ego envahissant, mais des nappes d'une grande sophistication, en constante évolution, et des boucles, elles-mêmes en permanente mutation, parfois d'une grande complexité, même si elles ont toujours l'apparence de l'évidence.

La Planète Bleue volume 9Les amateurs et les collectionneurs le savent bien, pour les précédents volumes de la collection La Planète Bleue, j'ai eu le privilège de collaborer avec quelques-uns des plus grands noms de la BD internationale, tout particulièrement dans le secteur de la science-fiction : Leo, Cosey, Marvano, Moebius, Bilal, Malfin et Caza.
Le concept de La Planète Bleue étant d'inviter l'auditeur à découvrir des artistes souvent méconnus, pour ce volume 9 j'ai fait le choix de solliciter non plus un dessinateur déjà rayonnant aux coins du globe, mais un jeune créateur prometteur, quoique Grenoblois, Mathieu Bablet, auteur déjà de plusieurs albums, notamment l'impressionnant Shangri-La. Il compte parmi ces artistes complets qui font tout, tout seul : scénario, dessins et couleurs. La fulgurance de certaines de ses visions m'a subjugué, comme une porte ouverte à la circulation des âmes.